dimanche 12 juillet 2009
La fin de semaine à la campagne
À peu près une semaine aujourd’hui, et quand je suis revenue de mes 36h à la campagne, je me suis dit « je rentre chez moi ». « Chez moi » étant chez Aninda. Comme quoi on est bien vite ici. La visite à Kaliurang était pleine de hauts et de « bas », plutôt des pépins. Les installations étaient assez rebutantes et on nous a demandé de faire un spectacle par groupe d’APP (apprentissage par problème), ce qui nous a refroidi (c’est quoi, un camp de jour ?), mais finalement on a converti ça en jeux autour du feu et ça a très bien passé. Pour maintenant l’ambiance de jeunes sous surveillance, la bière du soir s’est bue dans des bouteilles d’eau, le comité ne buvant pas, ils ne croient pas que l’on peut le faire sans les soûler de force. La nuit s’et passée dans le froid et le réveil, à 5h, trop tôt pour rien. De déjeuner il n’y avait toujours pas de trace, et après avoir attendu le déjeuner, le bus, les guides pour la montagne, l’échauffement (un truc humiliant) et encore pour deux ou trois raisons, on a voulu nous faire jouer à des jeux d’enfants encore et beaucoup ont commencé à ronchonner, avec raison. C’est un peu frustrant de payer un billet pour l’Asie, une École d’été, une expédition dans le bois, d’être à 2 minutes d’un volcan et de mille sentiers et de se faire dire : « on jour à la tag et on se trouve des noms d’équipe ! ». Ça a fini par finir et on a continué vers les « stations d’hébertisme », en fait au nombre de deux : une tyrolienne et du rappel en bas d’un pont. Pas mal plus chouette, j’ai fait l’un et l’autre avant de faire les quatre cents coups avec une amie : lancer nos souliers sur les gens en bas, enlever nos souliers et marcher dans la rivière, courir sur les roches, se balancer sur les rambardes, … bien sûr, j’ai fini, toute habillée, à mon baigner dans une piscine naturelle de la rivière. L’eau était bonne. J’ai terminé le voyage endormie sur le sol du bus, encore pleine de sable. Les guides étaient dépassées par la témérité féminine dont nous avons fait preuve. Des filles qui n’ont pas peur en sautant d’un pont en faisant du rappel ? Non…? Ou oui, on appelle ça des Québécoises.
