samedi 18 juillet 2009

Jour 21 de 53

Dans une semaine, je quitte l'Indonésie. La réalisation de ce fait inéluctable aujourd'hui m'a terrorisée...

Mais d'ici là, encore plein de péripéties à raconter.

Donc: 3e cours de danse javanaise, 2e session de futsal, un tour d'éléphant, un festival de Gamelan et un cours sur la malaria. Il y a aussi mille et une réflexion que je voudrais partager sur ma visite à l'hôpital (pour mon bloc "tuberculose") et la médication des étrangers ici, mais je ne sais pas si j'aurai le temps ce soir...

Je me suis donc farcie mon 3e cours de danse javanaise, ce qui n'en laisse que deux avant que l'on me fasse enfiler une robe traditionnelle et me lance sur une scène, ne me demandez pas comment je me suis rendue là... En fait, aujourd'hui on nous annonce comme ça qu'il n'y a pas de place pour qu'on fasse tous la danse dite "mixte" et qu'on va nous sélectionner. Quoi?! Des auditions? Et ben oui toi. On donnait des petits papiers aux élus. J'ai "fait" la sélection, sans grand mérite à mon avis et il s'agira maintenant d'exécuter la chorégraphie gracieusement, ce qui n'est pas une mince affaire.

Ma 2e session de futsal s'est ouverte sur une entrée majesteuse: j'ai eu un lift du comité en moto. Pendant les autres marchaient dans la chaleur sur le goudron, je filais les cheveux au vent. La joie. Globalement, je suis toujours aussi pourrie à ce jeu, mais des vagues améliorations semblent émerger. Hier, j'ai même compté un but.

L'éléphant. Le clou de ma journée, de mon voyage, de ma semaine. La gloire incarnée. J'ai fait du pachyderme! On s'est pointés, toute une petite troupe, à côté du palais du sultan, et on a discuté du prix d'un tour d'éléphant autour du parc. Finalement, à deux sur la bête à la fois, il ne nous â coûté que 3$ par personne pour se balader autour du square, béats de bonheur. Andréanne et moi nous sommes donc enlacées sur le dos du mastodonte, émerveillées, piaillant notre joie sans bornes. Décidément, la vie gagne à être vécue sur le dos d'un éléphant. Je crois avoir réaliser le fantasme de mon enfance, sublimé par des visionnement répétitifs de "Dumbo". Conclusion du jour: je veux un éléphant.

Le gamelan, ah oui. Quelle histoire. Le gamelan, c'est un espèce de xylophone tradiotionnel indonésien. On devait aller voir ça en grand groupe. À l'heure dite, et même d'avance, je me pointe dans ce trou de la ville, et je suis seule. Je marche, tourne en rond, monte, descend, rien. Je suis, bien sûr, la seule fille blanche à l'horizon, à part deux ou trois types louches. Après une demie-heure de ce régime un peu stressant, je trouve Andréanne, aussi perdue. Mais 2 sur 15, ça reste un mauvaise taux. On refait le tour mille fois, rien. Finalement, bien en retard, on trouve 4 ou 5 filles, qui nous annonce que le reste des gens nous attendait dans un restaurant, alors qu'on ne savait ni qu'elles y étaient, ni où c'était. Enfin. On a donc été voir ce spectable de gamelan, dans le cadre du festival de la chose. Restes que du gamelan, c'est pas accessible tout de suite pour un occidental, qui plus est une fille qui ne va pas trop au concert même chez elle. Et là, c'était du gamelan expériemental! Seigneur. C'était intense. Disons donc qu'après un moment, Andréanne et moi avons filé vers une bar se prendre une bonne Bin Tang fraîche, l'immersion culturelle suffisant pour la journée.

Aujourd'hui, cours sur la malaria. C'est un peu triste, c'est le dernier bloc, déjà. Mais pur bonheur: la conférencière parlait véritablement anglais. Comparativement à ces collègues prédécesseurs, qui ne faisaient que marmonner un truc vaguement similaire. Le cours en était que plus excitant.

Je crois que ce sera tout pour aujourd'hui, il fait deux cents degrés il me semble, il faudrait donc que je file me doucher avant que Aninda, ma host, m'amène au karaoké (la honte, mais les Indonésiens adorent!). Demain c'est le rafting, de nouvelles histoires et cicatrices en perspective!

Bon bisous de Yogya.