Premier grand drame de ma vie en Bretagne: on m'a gouré, il y fait 2 millions de degrés Celsius et les moustiques me mangent tout cru. On m'avait dit que ce serait frais et venteux, eh eh, archi-faux. Je me suis informée et finalement je suis tombée sur la plus chaude et ensoleillée semaine depuis 3 ans il semble, mais les maringouins, ça c'est mon problème. Ils m'aiment sans fin. J'ai déjà élevé le after bite au rang de produit de première nécessité, mille fois plus essentiel que la brosse à dents ou les tylenol... D'ailleurs, j'écris avec des restes de maringouin écrapouti à l'écran: le moustiquaire, les Français connaissent pas, alors je crame les fenêtres fermées, on je me fais bouffer plus ou moins stoïquement alors que mon portable devient un repaire à papillons de nuit et que les moustiques pleins de mon sang s'écrabouillent à l'écran.
Le jour 3 s'est déroulé sous le signe de la bretonitude absolue: 12 sur une échelle de 10, au moins. Campagne bretonne, petite ville bretonne, crêperie bretonne et barbecue breton. Vraiment.
Je dois m'assumer comme une fille qui juge: je juge, vite et mal parfois, mais au moins je modifie mes jugements en permanence, en attendant, mes réflexions sur les Français, et les Bretons, vont bon train, c'est toujours pensé gentiment, malgré tout...
1. Les Bretons sont mille fois mieux que les Parisiens. Ils pigent pas toujours ce qu'on dit, mais ils essayent de comprendre et demandent en riant des explications plutôt que le strident "vous dîîîîtes?" parisien, alors que le pauvre diable peut très bien comprendre s'il faisait un minimum d'effort.
2. La Bretagne c'est vert et joli comme tout, la France a beau être densément peuplée, on ne se pile pas sur les pieds ici: champs, bosquets, collines, plages, baies, forêts, on est loin du Paris. Pour moi, qui était venue en France une fois, soumise aux beautés architecturales parisiennes seulement, ou presque, c'est une découverte bienvenue...
3. Les Bretons conduisent comme des maniaques, mais une balade sur l'autoroute n'est jamais ennuyeuse, à cause de leurs sacrés noms de lieux et de choses à coucher dehors: Merdrignac (non mais, Merdequoi?), Guerbourbon, Ploufragan (mon ami Alex de s'écrier "on dirait le nom d'un pauvre chevalier imbécile qui met sa cuirasse à l'envers et se fait sauver par son chien", selon nos hôtes Bretons, c'est pas si loin de la vérité!), Quessoy (De ké sé?), Saint-Tugdal (on a bien des Saint-Machin au Québec, mais Tugdal, je n'y aurais pas pensé!), Locmalo, et ça continue! Encore mieux: les équivalents en breton, du divertissement sans, tu n'as pas fini de comprendre un panneau que 10 meilleurs s'offrent à toi, vraiment, l'autoroute n'a jamais été aussi pleine de rebondissements...
4. Les super petites villes médiévales à croquer, avec un malaise quand j'entends "oh, mais il est noir!" devant un pauvre mec de couleur qu'on semblait trouver poche en moto. Dans une ville où la richesse des murs vient du commercer des négriers, ça me laisse un drôle de goût.
5. Les crêpes bretonnes: elles prennent 99% de ton énergie pour être digérées, je suis donc devenue un légume après leur consommation, mais une authentique galette de sarrasin avec du jambon de pays, du fromage et des champignons (et il faut manger au moins deux galettes!), c'est la gloire...
6. Les plages tellement belles qu'on reste pantois, mais avec de l'eau infestée de méduse est aussi frette qu'une rivière au dégel (en tout cas pour le côté de la Manche, l'Atlantique était moins pire!).
7. La bière bretonne, excellente, et trop forte pour mon petit corps. Mais bonne quand même.
8. Les anglicismes: ok, on le sait que les Français sont forts là-dessus, ce que je trouve délirant, c'est qu'ils ne semblent pas savoir quand ils en utilisent un, ils prononcent le mot à la français, et hop c'est fait. Le "mèl" (courriel, c'est joli pourtant?), le gardening (et une boutique de matériel de gardening high-tech même! Ça ne jardine plus?), le sponsoring (ah! Horreur! Commanditaire? Partenaire? Donateur?), ... j'ai même déjà entendu "comment on dit week-end en anglais?". Mon anglicisme le plus traumatisant du jour: le discounte. Discounte? Un "discounte", avec un "ou" plus prononcé et un "e" à la fait, et le mot "rabais" peut se rhabiller. Il y aussi les "bodybourdes", pour les "body boards" qui sont des mini-planches de pseudo-surf, mais dont personne ne semble piger l'étymologie.
9. Les routes! Magnifiques... et sans péages! Je n'y comprenais rien: pourtant j'étais d'accord avec cette idée d'université gratuite, mais de route payante. Ce serait qu'Anne de Bretagne, une maîtresse femme visiblement, aurait "donné" son coin de pays au Roi en échange de bien des choses, dont la promesse qu'on ne taxerait jamais les Bretons pour se promener par chez eux... il y a 500 ans. Et ça tient toujours. C'est ainsi que les autoroutes sont vierges de points de péage, et les Bretons aiment tant que Lorient se trouve à être la seule ville de plus de 60 000 habitants où les stationnements sont gratuits en France... parce que les citoyens ont systématiquement arraché les pracomètres quand on a essayé d'en mettre. Devant les irréductibles Bretons, l'idée a été mise à la poubelle.
Finalement le décalage me monte à la tête: je suis insomniaque. Je n'ai pu m'endormir qu'à 5h ce matin, pour trop peu de temps, et à bientôt 3h, pas de signe de sommeil chez moi. Je pensais que c'était une phase maniaque, mais ça fini par me passer d'habitude. Au pire: je sieste demain à la plage?
Finalement, entre la visite de Saint-Brieuc (fouillez-moi ce que le "c" fait là...), où nos hôtes (Maël et Marie-Laure) visitait le père de cette dernière qui y a été opéré, la plage de Pléneuf-Val-André, la crêperie et un souper avec la mère de Marie-Laure, la journée a filé. Découverte culinaire du jour: de la lotte, un super poisson, et des oranges au barbecue, ça se fait en brochettes. Et des oranges au barbecue: c'est délicieux! J'en suis toute retournée! Tentez la chose au plus vite, en quartiers dans des brochettes ou en tranches sur le grill, parole de touriste bretonienne.
Bonne nuit!
mardi 30 juin 2009
lundi 29 juin 2009
Geneviève chez les Bretons! Jour 1 et 2 de 53
J'y suis, en Bretagne, la panse pleine et le nez plein d'effluves de mers. Les petites filles sont blondes à souhait et les enfants courent sur la plage, ça sent la pâte à crêpe partout et on ne sait pas trop où fini la mer et commence le ciel, mais c'est beau.
Je suis partie sans pépin de Montréal samedi soir. Tous ceux qui ont admiré ma valise vendredi soir seront soulagés d'apprendre que j'ai réussi le pari incroyable de tout reranger dans une valise nettement plus petite le lendemain! Déjà que mon ego de backpacker dans l'âme était meurtrie devant ce machin à roulette, je ne pouvais pas ajouter l'insulte d'une valise assez grande pour que j'y rentre!
Tout a été bouclé et j'ai même passé, sur la peau des fesses, les limites de poids: 20,0 kg. Ouf. J'ai intérêt à rien rajouter ici.
J'ai été moins chanceuse au niveau voisins de transport: j'étais prise entre deux monsieurs malodorants pour une traversée de l'Atlantique, on a vu mieux. L'un d'entre eux avait l'air à moitié mort quand il dormait, je me demandais s'il allait me péter une crise cardiaque en vol, je le surveillait suspicieusement du coin de l'œil, rassurée quand je le voyais remuer. Et les douanes ont été si lentes que j'ai loupé le train direct pour la Bretagne.
J'ai donc fait un express à travers Paris: à peine rentrée en ville de Charles de Gaulle, j'ai pris le train pour Nantes, puis Lorient, avec mon ami Alex. Le premier train était à peu près climatisé, le second, absolument pas. Et nous avions un wagon hétéroclite: jeune gai, mamie, bébé, chien, prof de math, alouette. Les numéros de sièges ne servent à rien et leur ordre m'a perplexifié à souhait: 52, 54, 57, 55, 58, ... euh? Marrants les Français.
Les amis d'Alex nous ont cueilli a l'aéroport et, en bons Bretons, ont géré les priorités: d'abord, au bar. Des brochettes de thon plupart et encore pas mal de bière, j'ai rencontré le tendre futon qui serait mon lit. J'ai eu une vague pensée pour mon blog qui attendait sa première entrée de l'autre côté de l'Atlantique, mais c'est l'Azertybaïdjan ici, et l'idée me plaisait moyen d'écrire comme ça, j'ai alors parré au plus pressé et je me suis couchée: minuit et du décallage, ça rentre dans le corps. Mais à 4h du mat je bondissais hors du lit, persuadée d'avoir dormi jusqu'à 10h, ce qui est d'une paresse... pour finalement me rendormir vers 6h pour une seconde part de nuit.
Aujourd'hui farniente: courses, plage, bouffe, plage, sieste, bouffe. Des vacances bretonnes, surtout que les neveux et nièces sont venus souper: Lohart, Noluène, Galad et Issambre, bien bretons les noms, non? Ils étaient mignons à souhait.
Les journées sont d'une chaleur de fou ici, je pensais que la Bretagne serait plus fraîche que Paris... mais pas tant que ça! Ça me prépare pour l'Indonésie du coup. Sans le dépaysement. 6h de décallage et un peu de France, c'est adaptation de routine... l'Asie et 10h de plus, là ça va "fesser". J'ai hâte.
Bon baisers bretons!
Je suis partie sans pépin de Montréal samedi soir. Tous ceux qui ont admiré ma valise vendredi soir seront soulagés d'apprendre que j'ai réussi le pari incroyable de tout reranger dans une valise nettement plus petite le lendemain! Déjà que mon ego de backpacker dans l'âme était meurtrie devant ce machin à roulette, je ne pouvais pas ajouter l'insulte d'une valise assez grande pour que j'y rentre!
Tout a été bouclé et j'ai même passé, sur la peau des fesses, les limites de poids: 20,0 kg. Ouf. J'ai intérêt à rien rajouter ici.
J'ai été moins chanceuse au niveau voisins de transport: j'étais prise entre deux monsieurs malodorants pour une traversée de l'Atlantique, on a vu mieux. L'un d'entre eux avait l'air à moitié mort quand il dormait, je me demandais s'il allait me péter une crise cardiaque en vol, je le surveillait suspicieusement du coin de l'œil, rassurée quand je le voyais remuer. Et les douanes ont été si lentes que j'ai loupé le train direct pour la Bretagne.
J'ai donc fait un express à travers Paris: à peine rentrée en ville de Charles de Gaulle, j'ai pris le train pour Nantes, puis Lorient, avec mon ami Alex. Le premier train était à peu près climatisé, le second, absolument pas. Et nous avions un wagon hétéroclite: jeune gai, mamie, bébé, chien, prof de math, alouette. Les numéros de sièges ne servent à rien et leur ordre m'a perplexifié à souhait: 52, 54, 57, 55, 58, ... euh? Marrants les Français.
Les amis d'Alex nous ont cueilli a l'aéroport et, en bons Bretons, ont géré les priorités: d'abord, au bar. Des brochettes de thon plupart et encore pas mal de bière, j'ai rencontré le tendre futon qui serait mon lit. J'ai eu une vague pensée pour mon blog qui attendait sa première entrée de l'autre côté de l'Atlantique, mais c'est l'Azertybaïdjan ici, et l'idée me plaisait moyen d'écrire comme ça, j'ai alors parré au plus pressé et je me suis couchée: minuit et du décallage, ça rentre dans le corps. Mais à 4h du mat je bondissais hors du lit, persuadée d'avoir dormi jusqu'à 10h, ce qui est d'une paresse... pour finalement me rendormir vers 6h pour une seconde part de nuit.
Aujourd'hui farniente: courses, plage, bouffe, plage, sieste, bouffe. Des vacances bretonnes, surtout que les neveux et nièces sont venus souper: Lohart, Noluène, Galad et Issambre, bien bretons les noms, non? Ils étaient mignons à souhait.
Les journées sont d'une chaleur de fou ici, je pensais que la Bretagne serait plus fraîche que Paris... mais pas tant que ça! Ça me prépare pour l'Indonésie du coup. Sans le dépaysement. 6h de décallage et un peu de France, c'est adaptation de routine... l'Asie et 10h de plus, là ça va "fesser". J'ai hâte.
Bon baisers bretons!
samedi 27 juin 2009
C'est un départ!
C'est un départ! Je range quelques affaires et pars en courant pour l'aéroport, demain matin, si tout va bien, je me réveillerai en atterrissant à Paris. Les nouvelles suivront de là, en ce moment, le temps manque!
dimanche 21 juin 2009
L'itinéraire!
C'est "Geneviève sur la route" ou plutôt, Geneviève sur la route, dans les airs et de par la mer...
En gros: 7 semaines, 7 pays, les trains de nuit et 4 fois Charles de Gaulle!
Vous pourrez suivre mes aventures (les péripéties pas possibles étant toujours mon lot!) à travers la France, les Émirats Arabes Unis, l'Indonésie, re-Paris, l'Autriche, la Serbie, la Macédoine et la Grèce... un itinéraire pas trop classique au pas de course.
Le plan: départ pour Paris le 27 juin, 6 jours en Bretagne, Charles de Gaulle prise 2, vol Paris-Abu Dhabi (donc je visite par vraiment les Émirats, c'est de la frime!) et Abu Dhabi-Jakarta avant de me risquer sur Mandala Airlines pour traverser Java vers Yogyakarta (la ville du Sud, plus petite et plus sympa). Ensuite, un mois d'un cours de "médecine tropicale" (même si la TB et la malaria ont plus à faire avec la pauvreté que les tropiques...) et retour Jakarta-Abu Dhabi-Paris (prise 3!) avant de m'envoler vers Vienne, pour un gros 48h, puis de me lancer dans l'expédition pour accéder au vortex de transport qu'est la Macédoine: train nuit pour Belgrade, une journée là, train de nuit pour Skopje et ensuite tentative de se rendre à Ohrid (l'ultime centre "touristique" du pays!) pour l'AG des étudiants en médecine de tout l'univers. Ça se termine le 11, je fais mon chemin vers la Grèce, y mange beaucoup de fruits de mers, dors des masses et revient à Paris (prise 4!) Dieu sait comment pour retourner avec Air transat dans la merveilleuse ville qu'est Montréal...
Mes entrées seront diffusées simultanément sur ce blog et mon groupe Facebook, donc nul besoin de suivre les 2...!
En gros: 7 semaines, 7 pays, les trains de nuit et 4 fois Charles de Gaulle!
Vous pourrez suivre mes aventures (les péripéties pas possibles étant toujours mon lot!) à travers la France, les Émirats Arabes Unis, l'Indonésie, re-Paris, l'Autriche, la Serbie, la Macédoine et la Grèce... un itinéraire pas trop classique au pas de course.
Le plan: départ pour Paris le 27 juin, 6 jours en Bretagne, Charles de Gaulle prise 2, vol Paris-Abu Dhabi (donc je visite par vraiment les Émirats, c'est de la frime!) et Abu Dhabi-Jakarta avant de me risquer sur Mandala Airlines pour traverser Java vers Yogyakarta (la ville du Sud, plus petite et plus sympa). Ensuite, un mois d'un cours de "médecine tropicale" (même si la TB et la malaria ont plus à faire avec la pauvreté que les tropiques...) et retour Jakarta-Abu Dhabi-Paris (prise 3!) avant de m'envoler vers Vienne, pour un gros 48h, puis de me lancer dans l'expédition pour accéder au vortex de transport qu'est la Macédoine: train nuit pour Belgrade, une journée là, train de nuit pour Skopje et ensuite tentative de se rendre à Ohrid (l'ultime centre "touristique" du pays!) pour l'AG des étudiants en médecine de tout l'univers. Ça se termine le 11, je fais mon chemin vers la Grèce, y mange beaucoup de fruits de mers, dors des masses et revient à Paris (prise 4!) Dieu sait comment pour retourner avec Air transat dans la merveilleuse ville qu'est Montréal...
Mes entrées seront diffusées simultanément sur ce blog et mon groupe Facebook, donc nul besoin de suivre les 2...!
samedi 20 juin 2009
Réflexions de nuit
Il y a 2 heures, l'heure du décollage moins une semaine a sonné. Glas de la fin de la dolce vitta, ma liste de choses à faire n'ayant pas diminué d'un iota depuis l'achat des dits billets. Et je nage encore en plein mystères quant à savoir comment je me rendrai de Paris à Viennes et Thelassoniki à Paris, parce qu'un jour, il faudra revenir.
Un blog de voyage, c'est fait pour le voyage, mais bon, je me gâte un peu d'avance et les phases maniaques passées minuit, ça me connaît.
Je rêve de l'Asie où je vais bientôt débarquer. C'est d'une ironie monstre pour moi qui disait être peu interessée par l'Asie, versus l'Amérique latine par exemple... mais on m'a parlé de cours du la tuberculose dans un pays lointain et comme ça faisait appel à trop de cordes sensibles, j'ai dit oui. L'Asie, c'est un nouveau continent pour moi, des langues où je ne peux pas me retrouver, une culture à laquelle je peux très peu me reliée, quelque chose que je ne m'attendais pas à faire de si tôt et qui me tombe dessus. Je crève d'envie et je me demande si je reviendrai rebutée à jamais ou mortellement en amour. L'Indonésie c'est aussi le plus grand pays musulman du monde: pas facile de se couvrir correctement pour les règles sociales, les 45 degrés et l'étiquette à l'hôpital. Je me gratte la tête devant mon garde-robe et je regarde la burka d'un nouvel oeil: c'est que ça a un côté pratique!
L'Autriche, la Serbie et la Macédoine sont aussi des vortex de connaissances: je ne connais rien, où si peu. L'Autriche reste l'Autriche, ma l'ex-Yougoslavie, ça c'est de l'exotique sur le sol européen! D'autant plus que la Macédoine n'est (toujours!) pas dans l'UE (vous le saviez?) et ce parce qu'elle s'appelle Macédoine! Les Grecs l'appelle FYROM et disent que la Macédoine, c'est une région grecque. Du coup l'aéroport de Thelassoniki s'appelle "Makedonia" et celui de Skopje "Alexander-the-Great". On se marre, dans la Balkans...
Un blog de voyage, c'est fait pour le voyage, mais bon, je me gâte un peu d'avance et les phases maniaques passées minuit, ça me connaît.
Je rêve de l'Asie où je vais bientôt débarquer. C'est d'une ironie monstre pour moi qui disait être peu interessée par l'Asie, versus l'Amérique latine par exemple... mais on m'a parlé de cours du la tuberculose dans un pays lointain et comme ça faisait appel à trop de cordes sensibles, j'ai dit oui. L'Asie, c'est un nouveau continent pour moi, des langues où je ne peux pas me retrouver, une culture à laquelle je peux très peu me reliée, quelque chose que je ne m'attendais pas à faire de si tôt et qui me tombe dessus. Je crève d'envie et je me demande si je reviendrai rebutée à jamais ou mortellement en amour. L'Indonésie c'est aussi le plus grand pays musulman du monde: pas facile de se couvrir correctement pour les règles sociales, les 45 degrés et l'étiquette à l'hôpital. Je me gratte la tête devant mon garde-robe et je regarde la burka d'un nouvel oeil: c'est que ça a un côté pratique!
L'Autriche, la Serbie et la Macédoine sont aussi des vortex de connaissances: je ne connais rien, où si peu. L'Autriche reste l'Autriche, ma l'ex-Yougoslavie, ça c'est de l'exotique sur le sol européen! D'autant plus que la Macédoine n'est (toujours!) pas dans l'UE (vous le saviez?) et ce parce qu'elle s'appelle Macédoine! Les Grecs l'appelle FYROM et disent que la Macédoine, c'est une région grecque. Du coup l'aéroport de Thelassoniki s'appelle "Makedonia" et celui de Skopje "Alexander-the-Great". On se marre, dans la Balkans...
jeudi 18 juin 2009
C'est, bientôt, le début
À 10 jours d'un départ, j'ai fini par acheter des billets d'avion et recevoir quelques vaccins. Il était temps, qu'on se dira. On rira du billet acheté par erreur (que j'ai pu annuler!), des mon itinéraire tortueux, des 3 vaccins reçus d'un coup qui m'ont mis les 2 bras et une jambe KO, et des même-pas-9- jours qu'il me reste pour tout boucler.
Je n'ai jamais bloggé, mais soudainement l'envie m'en prends. Lisez si vous voulez, riez sutout, (de moi et de ce que je peux raconter!) et commentez à souhait...
Je pars, mais je reviens, en attendant, venez un peu avec moi!
Je n'ai jamais bloggé, mais soudainement l'envie m'en prends. Lisez si vous voulez, riez sutout, (de moi et de ce que je peux raconter!) et commentez à souhait...
Je pars, mais je reviens, en attendant, venez un peu avec moi!
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