J'y suis, en Bretagne, la panse pleine et le nez plein d'effluves de mers. Les petites filles sont blondes à souhait et les enfants courent sur la plage, ça sent la pâte à crêpe partout et on ne sait pas trop où fini la mer et commence le ciel, mais c'est beau.
Je suis partie sans pépin de Montréal samedi soir. Tous ceux qui ont admiré ma valise vendredi soir seront soulagés d'apprendre que j'ai réussi le pari incroyable de tout reranger dans une valise nettement plus petite le lendemain! Déjà que mon ego de backpacker dans l'âme était meurtrie devant ce machin à roulette, je ne pouvais pas ajouter l'insulte d'une valise assez grande pour que j'y rentre!
Tout a été bouclé et j'ai même passé, sur la peau des fesses, les limites de poids: 20,0 kg. Ouf. J'ai intérêt à rien rajouter ici.
J'ai été moins chanceuse au niveau voisins de transport: j'étais prise entre deux monsieurs malodorants pour une traversée de l'Atlantique, on a vu mieux. L'un d'entre eux avait l'air à moitié mort quand il dormait, je me demandais s'il allait me péter une crise cardiaque en vol, je le surveillait suspicieusement du coin de l'œil, rassurée quand je le voyais remuer. Et les douanes ont été si lentes que j'ai loupé le train direct pour la Bretagne.
J'ai donc fait un express à travers Paris: à peine rentrée en ville de Charles de Gaulle, j'ai pris le train pour Nantes, puis Lorient, avec mon ami Alex. Le premier train était à peu près climatisé, le second, absolument pas. Et nous avions un wagon hétéroclite: jeune gai, mamie, bébé, chien, prof de math, alouette. Les numéros de sièges ne servent à rien et leur ordre m'a perplexifié à souhait: 52, 54, 57, 55, 58, ... euh? Marrants les Français.
Les amis d'Alex nous ont cueilli a l'aéroport et, en bons Bretons, ont géré les priorités: d'abord, au bar. Des brochettes de thon plupart et encore pas mal de bière, j'ai rencontré le tendre futon qui serait mon lit. J'ai eu une vague pensée pour mon blog qui attendait sa première entrée de l'autre côté de l'Atlantique, mais c'est l'Azertybaïdjan ici, et l'idée me plaisait moyen d'écrire comme ça, j'ai alors parré au plus pressé et je me suis couchée: minuit et du décallage, ça rentre dans le corps. Mais à 4h du mat je bondissais hors du lit, persuadée d'avoir dormi jusqu'à 10h, ce qui est d'une paresse... pour finalement me rendormir vers 6h pour une seconde part de nuit.
Aujourd'hui farniente: courses, plage, bouffe, plage, sieste, bouffe. Des vacances bretonnes, surtout que les neveux et nièces sont venus souper: Lohart, Noluène, Galad et Issambre, bien bretons les noms, non? Ils étaient mignons à souhait.
Les journées sont d'une chaleur de fou ici, je pensais que la Bretagne serait plus fraîche que Paris... mais pas tant que ça! Ça me prépare pour l'Indonésie du coup. Sans le dépaysement. 6h de décallage et un peu de France, c'est adaptation de routine... l'Asie et 10h de plus, là ça va "fesser". J'ai hâte.
Bon baisers bretons!
