Stockholm est sûrement plus grandiose que Copenhague. Escarpements qui font penser aux dénivellés de Québec, canaux qui lui donnent son surnom de “Venise du nom”, édifices magnifiques et larges rues, les Suédois n’y sont pas allés de main morte. Et les étendues d’eau sont partout, je ne m’en remettais pas. Tu pars jogguer 5min par là et vlan, tu es sur le bord de l’eau, dans la forêt. La folie. Je suis allée courir tous les jours, profitant du grand air, du soleil qui brille jusqu’à minuit et de cette liberté académique qui me donnait la chance de recommencer à bouger… Finalement c’était peut être un peu drastique pour mes genoux, mais ça, je ne l’ai su que pas mal plus tard.
Pablo allait à l’hôpital le martin, moi, je dormais! Frédéric nous a rapidement rejoint en Suède, et à 3 dans une chambre de résidence universitaire, ça fait beaucoup, mais on a aussi eu beaucoup de bon temps. Dormir en cuillère avec Fred sur un matelas sur le plancher rendait ma 2e partie de nuit dans le lit de Pablo une fois qu’il était parti bien meilleure. J’allais courir, je travaillais un peu après, et on pouvait se balader et sortir tous les trois en après-midi et en soirée…
Les bars sont en plein air, les cafés aussi, en Suède comme au Danemark, les gens semblent sentir un impératif de se jeter dehors au moindre rayon de soleil. Mais l’idée d’avoir des couvertures en polar dans les bars pour se mettre sur les genoux et se tenir au chaud à minuit, c’est la meilleure invention depuis le pain tranché. Je souhaite ardemment que Montréal emboîte le pas à ce sujet. On a donc marché la ville, le port, les parcs, … c’était très chouette. Parfois accompagnés de Cecilia, notre amie suédoise.
Il y aussi le meilleur restaurant végétalien (vegan) que j’ai jamais connu à Stockholm: Hermans. Il faut savoir que faire son épicerie à Stockholm, c’est pas vraiment plus cher que Montréal, un peu oui, mais rien de dramatique, et pour la plupart des items de base, ça reste comparable (sauf la viande, même Pablo le chilien trouvait qu’être végé, c’était une bonne idée). Par contre, aller au restaurant, c’est hors de prix. Un hamburger dans un resto très relax en ville, facilement 25-30$. Une bière, facilement 12$, un hot-dog dans la rue 6-7$ facilement… donc pas question d’aller au resto, puisque sous 30-40$, rien n’existe, même pour un repas bas de gamme. Par contre, Hermans, c’est l’exception qui confirme la règle: tous les lundi, c’est 8 euros pour les étudiants, pour un buffet! Et là t’attendnet 10 salades, 4-5 plats chauds, du pain maison, un faux beurre aux herbes, du thé à volonté, … la décadence. Le tout à manger sur le bord du rempart qui donne sur l’eau, dans une couverture du polar, en regardant à l’horizon. Définitevement un fait saillant.
Et après une semaine de bon temps et de soleil à Stockholm, j’ai fait comme les suédois: j’ai acheté un billet en ligne pour l’express pour l’aéroport. C’est que tout est automatisé en Scandinavie, j’en suis encore surprise! On peut acheter un billet du bus en envoyant un message texte, un billet de train sur internet et s’identifier avec sa carte de crédit, payer partout par carte si bien que je n’ai jamais retiré de couronnes suédoises, et j’en passe.
Et pour l’aéroport je suis partie, avec SAS, a compagnie scandinavienne qui fait des prix pour les jeunes, et via Copenhague, je suis allée à Rome, rejoindre ma Maman.
Et Rome, vous l’aurez plus tard!
