jeudi 8 septembre 2011

Le départ

Ça fait 3 mois déjà que je suis partie. Mais quelle aventure que ce départ de Montréal. Je suis restée 4 ans et demi, presque 5 ans, dans le même appartement. Quand mes parents ont déménagés, toutes mes choses ont été rapatriées. Il y avait “du stock”, beaucoup de stock à classer, emballer, jeter, mettre dans mes bagages, donner, trier … une tâche dantesque que je redoutais. Et il y a une dizaine de jours, c’est tout, entre mon dernier examen et le grand départ. Avec un bal, deux partys d’adieu, une visite en Ontario, plein de gens à voir, du travail à terminer et j’en passe. Ça a été une dizaines de jours de folie, de boîtes jusqu’au plafond, de crises (“je n’y arriverai jamais”), de fatigue (“je veux dormir…”) et de joie. Joie de revoir tant d’amis avant de partir, de dire aurevoir à ma famille, de les serrer fort dans mes bras, joie de voir l’école se terminer, les examens enfin cesser, et de voir une année que j’attends depuis longtemps arriver.

Alors je suis partie, le 6 juin, avec mes sacs, d’abord pour Charles de Gaulle, puis pour Kastrup, l’aéroport de Copenhague. J’ai été chanceuse, non seulement j’ai eu le droit à une escorte de famille et amis à l’aéoport, mais Marc-André et Anne-Sophie m’ont amené jusqu’à la sécurité. Ils m’ont serrés dans leur bras jusqu’au dernier moment, ils ont trainés mes sacs, ils sont même repartis avec un panier de tous les “cossins” qui ne rentrés dans aucune boîte. Ils m’ont aussi permis de boucler la boucle à temps, en venant m’aider à fermer la maison. Alors qu’on allait embarquer dans la voiture, Marc lance “Gen, tu as vidé ton frigo de ce qui restait, right?”. Oups. Non. Et nous voilà avec un sac plus gros que la poubelle ne peut tenir, après un effort de groupe pour vider tout le plus vite possible.

J’ai appris en route qu’Air Transat vend maintenant les oreillers dans les vols transatlantiques (un “comfort pack” à 5 ou 10$ avec couverture et oreiller…), et que mon sac faisant 2 kilos de trop pour mon vol suivant, Easy Jet jusqu’à Copenhague. J’ai donc éventré mes bagages à Charles de Gaulle, après la course du sicèle pour charger de terminal. J’ai réussi à tomber sur la barre des 20 kilos. Mon sac de cabine devait peser autant: mais EasyJet ne pèse pas les carry-on, et j’ai été sauve.

Le ciel était gris à mon arrivée à Kastrup, mais je n’ai jamais trotté autant en sortant d’un aéroport. J’y étais enfin. Je suis déjà venue au Danemark, mais je n’avais jamais mis les pieds à Copenhague. Et j’avais le comité d’accueil du siècle: Patricia, Benjamin et Martin étaient aux arrivées, munis de drapeaux danois (les drapeaux méritent eux aussi un message en entier, je vous raconterai…) qu’ils agitaient frénétiquement. Ballade de tout un après-midi, souper indien, soirée chez Howraman avec du vin, la journée fut magnifique, un petit interlude danois avant de partir un peu partout en Europe avant de revenir dans mon nouveau chez-moi.

Et donc 24h à peine plus tard, je prennais le train, direction Stockholm, ou mon chilien préféré, Pablito, habitait depuis quelques mois. Faire la Scandinavie en train, c’est la gloire. La pont entre le Danemark et la Suède et magnifique. La campagne suédoise en remontant vers Stockholm, très bucolique. Je suis arrivée dans Stockholm la majestueuse sous un soleil éclatant, qui n’a été ombré qu’une fois ou deux par quelques gouttes. On a rarement vu la Scandinavie sous de plus beaux atours: il a fait beau et chaud pendant une semaine, je n’en revenais pas!

Mais Stockholm, c’est pour la prochaine fois...