mardi 15 septembre 2009

partie 2/2 (la conclusion suit...)

Le problème c’est que je suis arrivée en Grèce passé 21h, seule, sans numéro de téléphone où appeler Nikos, sans idée de où aller, et que tout était écrit en grec… Bon. Après avoir trouvé un lieu avec internet (le lobby d’un hôtel) et trouvé un numéro de cellulaire pour ce cher Nikos que je cherchais et avoir confirmé que les auberges de jeunesse n’existent pas dans la 2e plus grande ville de Grèce, je me suis fait dire par le petit monsieur qui a téléphoné pour moi « zi number dous’nt exiiist ». Je lui fais répéter : même réponse. Il était maintenant 22h, j’étais dans un cartier plein de clubs de danseuse où tout est écrit en symboles mathématiques et j’avais épuisé mon seul contact grec. Faute de savoir que faire, je suis retournée à la gare près du lieu où le bus m’avait déposé, parce qu’en Grèce les bus internationaux te débarquent à leurs bureaux, pas à la gare, mais heureusement cette fois la gare n’était pas loin. Je me suis mise à jaser avec un backpacker croatien qui me propose à ma demande d’envoyer un message texte avec son cellulaire, juste pour être certaine que le numéro ne marchait pas. Comme de fait, 45 secondes plus tard le téléphone sonne et 3 minutes à peine se sont écoulées jusqu’à ce que Nikos arrivent en trombe au volant de sa voiture rouge pompier. Bamba ! La magie d’IFMSA venait d’opérer : tu arrives dans un pays, tu appelles l’étudiant que tu connais le plus qui y habite, il rappliquer en moins d’un quart d’heure. C’était le début de mon 24h de délire en Grèce qui s’est composé de deux choses (mis à part du sommeil de qualité et de l’eau chaude, des premières) : marcher dans la ville, magnifique, et manger de la bouffe grecque, c’est-à-dire sublime. Nikos a baladé Johny et moi (on a fini par trouver Johny la veille) dans la ville jusqu’à ce que je Dr Benos (mon conférencier d’amour du pre-GA, le médecin grec le plus cool de l’univers) nous amène diner, ce qui a trainé… jusqu’à ce que Nikos me rappelle que j’avais un avion à prendre. J’ai promis de revenir. Et je suis partie.

A Bucarest j’ai rencontré un étudiant mi-koweïtien et mi-roumain qui revenait étudier… à Montréal. On a sympatisé et il m’a convaincu que de passer plus de 15h, de nuit, dans un terminal miteux de Charles de Gaulle était une mauvaise idée. On a décidé de louer une chambre d’hôtel : quand tu voyages avec un musulman qui lit le coran en avion, tu t’inquiètes pas de partager une chambre avec un presque inconnu ! De toute façon, il a passé la nuit à marcher dans Paris. Je n’avais pas envie de payer 20 euros aller et 20 euros retour pour marcher de nuit dans la ville, « Lumière » ou pas. J’ai pris mes courriels, préparé mon retour, et j’ai dormi pour oublier mon retour.

Et me voilà, revenue depuis presque 1 mois. Doucement je glisse dans ma vie de nouveau, mais l’envie de repartir démange. C’est sain ? Bonne question. Pas grave. Dans les choses que j’ai compris en voyage, il y a ça, entre autres choses : j’ai besoin de bouger, et le style de vie me va. Alors je vais continuer de courir les avions et les conférences, parce qu’il se trouve qu’écouter et donner des conférences et des ateliers, ça m’allume, ça me rend heureuse, et apparemment je fais ça bien. En attendant, en guise de conclusion, je vous joint mon dernier article, et je retourne à ma vie d’étudiante en médecine occupée, qui fait ses APP (apprentissage par problème) la veille, pédale avec son sarrau sous le bras jusqu’au centre hospitalier de Verdun tous les mercredi matin, et se transforme en vice-présidente déchainée pour IFMSA-Québec la nuit, en pianotant comme une folle sur mon nouveau mari, mon MacBook.

Alors je suis revenue, mais ne partez pas si vite de ce groupe, je repartirai bientôt.